Coronavirus le premier jour du reste de ma vie

Soyons réalistes… nous avions tous besoin de repos face au stress de cette menace grandissante.

2020 est un tournant sans précédent dans la course à la mondialisation. COVID 19 transforme temporairement nos rythmes de vie, la psychologie humaine face à notre instant de liberté . Le confinement nous coupe du confort matériel, de la facilité d’accès à tous ses désirs.

Aujourd’hui nous n’avons plus accès à cette abondance, la pandémie est réelle, elle a mis en confinement pratiquement 2 milliards de personnes . Elle a atteint 148 pays, la terre et l’humanité sont malades et fatiguées.

Le message est clair et sans appel, nous devons faire une pause, ralentir et rester attentifs :

Si on est en bonne santé, on doit respirer davantage et apprécier ce souffle si précieux, car il se peut que ce ne soit pas si facile demain.

Aujourd’hui plus que demain, On se doit être plus conscients de ce que nous avons, de ce qu’on fait et de la façon dont on fait les choses.

COVID 19 nous fait prendre conscience que Nous sommes tous de plus en plus de interdépendants.

La pandémie est réelle mondiale et n’épargne aucun continent, aucune île.

Soudain, on comprend, ici en France où dans n’importe quel pays industrialisé que lorsqu’une porte automatique s’ouvre dans un supermarché c’est un geste barrière salvateur plus qu’un signe de progrès paradoxalement si on a été au distributeur de la banque auparavant, cette porte à ouverture automatique redevient qu’un un outil de confort.

La vérité est que nos actions ont toujours eu un impact les unes sur les autres, nous avons juste besoin d’un réveil occasionnel pour nous rappeler à quel point c’est évident.

Les faits Versus notre interprétation de la situation

Concernant la pandémie covid 19, il y a les « faits » et « ce qui est ainsi ».

Aujourd’hui, c’est notre rapport aux circonstances qu’il faut examiner.

Le fait de vivre dans une espace où « quelque chose ne va pas » peut amener une personne en complète réaction face à la menace. (Voire émotionnel)

Or, dans le cas de cette pandémie déclare, pour certaines personnes, il existe une menace physique réelle et pour d’autre personne il n’y a pas de menace. Parce qu’ils pensent qu’ils sont plus fort que ça et que ce n’est qu’une grippe et qu’au nom de la liberté de circulation personne ne peut l’obliger à rester confiné chez eux.

Pourtant les recommandations sont claires sur ce que vous devez faire pour vous protéger et éviter la propagation du virus :

Oui, il est important de se tenir à l’écart des grandes foules.

Oui, il est probablement important de savoir que si vous avez un certain âge, vous pouvez vous mettre en quarantaine volontaire.

Le sujet de l’article n’est pas sur ce que vous devez ou ne devez pas faire. Il se base sur les réactions basées sur votre passé et qui ancre vos réactions dans la survie.

La Peur

Notre façon de réagir provient d’un espace de peur.

Si vous avez 70 ans et que vous passez du temps dans la foule et que vous ignorez intentionnellement les faits, c’est une question de peur. Détrompez vous, Ce n’est pas du courage, c’est du déni qui peut paraître comme un comportement stupide. L’attitude qu’adopte certaines personnes face à la situation actuelle est de l’ignorer ou de ne pas y faire face. Ne pas traiter le sujet est tout aussi dérisoire que de sur réagir à cette situation.

Ne pas traiter la situation est par exemple ne faire les gestes barrières et continuer à circuler librement.

Le « ne pas traiter » est une forme de réaction et tout ce que vous faites pour « ne pas traiter » est en fait un moyen de diriger vos actions pour vous donner raison. Il est impossible d’avoir un état psychologique clair en faisant semblant que quelque chose n’existe pas.Sur réagir c’est de dévaliser les magasins comme constituer dès stock en prévision de la fin du monde.

Le monde de la survie VS la sécurité

Le monde de la survie traite des sujets qui ressemblent : au passé, du blâme, de la faute, du cynisme (qui est distinct du scepticisme), du doute, de la résignation, des bonnes/mauvaises communications, de l’évitement, de la résistance, de l’action à partir de vos plaintes, de votre identité et de votre zone de confort vous donnant l’illusion d’être en sécurité.

Lorsque vous agissez à partir de ce que vous êtes et de ce que vous avez appris au lieu de réagir avec vos mécanismes de survie automatiques.

vous êtes capable de survivre aux difficultés d’une manière beaucoup plus tactique avec une expérience beaucoup plus vitale que celle de seulement d’être en vie. Notre époque permet de faire l’expérience de l’amour, de l’inspiration, de la passion, de l’engagement, de l’empathie, de la confiance, d’être plus grand que sa propre situation, de ne pas être dirigé par ses propres raisons, de prendre des initiatives face à un accord environnemental faible ou inexistant, d’être actif dans une communauté et être seul d’être dans un état de flux.

La grande majorité des gens ont très peu de muscles et n’ont pas de force physique mais, paradoxalement les plus résistants ne sont pas des athlètes car ce n’est pas la plus grande qualité que les Hommes doivent développer pour rester en vie.

Pas de fausse positivité

Et oui, ce n’est pas une connerie de conspirationnistes , le virus est bien là et il tue.

Si certains pensent qu’ils ne sont pas concernés par le virus et qu’on vit dans un monde où tout se transforme en fleurs et en licornes, ils se mettent en danger et mettent en danger une grande partie de la population.En fait, c’est en traitant les circonstances pour ce qu’elles sont, sans y ajouter tous les éléments négatifs, que nous pouvons réellement être puissants face à des circonstances qui peuvent avoir un impact indésirable sur notre mode de vie.

Comment je mets personnellement en œuvre cette sagesse ?

Pour moi, au moment où j’écris ces lignes, je sirote un thé et je profite de ma journée loin de la foule. Je dessine, je travaille à la maison et j’alimente mes réseaux sociaux. Toutes mes réunions professionnelles ont été reportées, tous les projets professionnels ont été mis en pause. Bien que mon efficacité et ma productivité dans certains domaines de ma vie aient diminué ou aient ralenti d’une certaine manière, ma vivacité, ma vitalité et ma concentration générale n’ont pas été entravées. Je me tiens à l’écart des gens et je choisis de le faire en fonction des faits que j’ai vus, et je suis également productive et cela change mon agenda en fonction des circonstances, je dois m’adapter.

Il est inutile de résister à des circonstances qui échappent à son contrôle.

Oui, dans mon petit monde magique du pays de Chris Lo, je claquerais des doigts pour faire disparaître le virus. Cependant, ce niveau d’irréalité est dangereux et me fait vivre dans une sorte d’illusion où ma productivité diminue et où ma pensée positive ne fait que masquer ma résignation à ce qui est si important dans la vie.

Et oui, certaines personnes qui liront ceci auront des circonstances qui demanderont plus d’introspection que la mienne. A cause de cette pandémie, Certaines entreprises vont mettre au chômage technique leurs employés, des travailleurs indépendants vont créer des moyens de gagner un revenu et faire face à des difficultés financières à cause de ce virus.

Pour beaucoup de gens, il y a un gâchis économique à gérer. Pour beaucoup de gens COVID 19 a un impact direct sur leur vie. Il faudrait être égoïste et profondément méchant continuer à être dans le déni, de ne pas s’en occuper ou s’en plaindre . Tout cela vient et devient les deux faces d’une même pièce.

Avoir la meilleure chance de produire les meilleurs résultats souhaités dans un ensemble de circonstances données. Pour l’instant, nombreux sont ceux qui ne veulent pas voir l’évidence. D’autres sont dans le déni.

Les lobby industriel cherchent à, discréditer les faits scientifiques pour développer leur activité. Les gouvernements quant à eux sont désireux de garder le statu qui vont dans le même sens. Seul un réseau social d’aide et d’entraide solide permettra d’augmenter notre résilience pour mieux supporter le choc de cette pandémie.

Passer à l’action

Un trop plein d’optimisme ou une attitude trop pessimiste influent sur notre capacité à affronter le choc de cette pandémie.

Face à une catastrophe et selon son degré de positivité et de négativité, on peut adopter 4 types de postures :

1 – l’optimisme «  plus »

Adopte une posture très positive malgré sa prise de conscience face la catastrophe. Il a une bonne santé mentale et apporte sa motivation et son engagement à la communauté.

2 – le pessimiste « plus »

Il est conscient des mauvaises nouvelles et s’y intéresse en s’informant régulièrement . Malgré tout, il n’adopte pas une posture passive et se met en mouvement.

3 – L’optimiste moins

Il est trop optimiste et refuse de voir la vérité et les aspects négatifs. Il refoule ses ses émotions et ne veut entendre que les bonnes nouvelles.

4 – Le pessimiste moins

Il est conscient de la catastrophe à venir mais il est convaincu qu’il n’y a aucun avenir. Par conséquent il n’agit pas .

Le point commun entre l’optimisme plus et le pessimiste plus est qu’ils ne vivent pas dans le déni et qu’ils se mettent en mouvement.

Le pessimiste moins n’agira pas et préféra profitez de tous les instants de sa de vie. L’optimiste moins ne changera rien à sa vie si une personne lui affirme que la situation est contrôlée et que la catastrophe n’existe pas.

Quelque soit son profil, il faut analyser ses émotions négatives face aux événements afin de les rediriger et les transformer en une énergie positive et créatrice.

A titre personnel, je fais en sorte de m’informer, rester ouverte aux mauvaises nouvelles et ne pas être trop optimiste ou trop pessimiste. Cela me permet de maintenir la motivation et l’envie d’agir tout en gardant de l’espoir pour l’avenir pour parvenir à un futur meilleur.

Créer un espace

Comme l’a dit le neurologue et psychologue autrichien Victor Frankl, « entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. C’est dans cet espace que se trouve notre pouvoir de choisir notre réponse. Notre réponse réside dans notre croissance et notre liberté ».

En faisant cet exercice, en période de confinement vous aurez un peu d’espace pour être avec ce qui est sans que tous les autres éléments de votre vie s’y ajoutent.

Pour aider tous les parents confinés voici une bonne source d’informations

« Ce guide a été réalisé pour soutenir et accompagner les parents confinés dans leur conciliation vie professionnelle / vie familiale au quotidien grâce aux conseils bénévoles des professionnels, experts et parents cités. Les conseils n’engagent que leurs auteurs. Ce livret ne remplace aucune consultation et n’a pas de vocation médicale. » le lien -> guide-des-parents-confines-50-astuces-de-pro-1.pdf

Réflexions finales

Considérez maintenant que votre productivité, votre tranquillité d’esprit et votre vitalité, vont monter en flèche de façon exponentielle en opérant depuis cet espace.

Le coronavirus est là et il y sera très probablement pendant un certain temps.

Maintenant, acceptez la situation avec tout ces basculements qui font s’effondrer votre organisation, votre équilibre et vos projets et allez créer et réinventer ce qui est possible pour vous et pour votre vie, et peut-être même donner aux autres les moyens de faire de même.

Réf bibliographie :

  • Une autre fin du monde est possible de Pablo Servigne
  • Comment tout peut s’effondrer de Pablo servigne
  • MARGIN de richard Swenson

Likez, commentez et partagez – Illustrations chrisLo pour @mangez.cochons

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