
Soyons honnêtes. On a toutes et tous déjà vécu ce moment :
21h47. « Je prends juste un carré. »
21h52. « Bon, deux, c’est pas grave. »
22h03. La tablette a disparu. Personne ne sait comment. L’enquête est ouverte.
22h04. « Demain, je mange que de la soupe. »
Spoiler : le lendemain, je n’ai pas mangé que de la soupe. Et le monde a continué de tourner.
Voici donc ma méthode, testée et approuvée par une cochonne experte en craquages.
1. Arrêtez de parler à votre assiette comme à un tribunal
« Coupable de gourmandise en réunion, avec circonstances aggravantes de chantilly. »
Non. Un crumble n’a jamais commis de crime. Sauf peut-être celui d’être trop bon.
2. Le lendemain d’un repas de fête, on ne « répare » rien
Votre corps n’est pas une voiture accidentée. Il n’a pas besoin de passer au garage parce qu’il a croisé une bûche de Noël. Il a juste besoin d’un petit-déjeuner normal. Et éventuellement d’une sieste.
3. Mangez assis, comme une personne civilisée
Manger debout devant le frigo ouvert, à la lumière de la petite ampoule, c’est très cinématographique. Mais on ne profite de rien. Asseyez-vous, prenez une assiette, faites comme si vous receviez la reine d’Angleterre. Même si c’est juste vous et un reste de gratin.

4. L’interdit, c’est le meilleur publicitaire du chocolat
Dites-vous « je n’ai PAS le droit aux cookies » et, 12 minutes plus tard, vous pensez à des cookies. Vous rêvez de cookies. Vous seriez prêt·e à échanger votre voiture contre un cookie.
Autorisez-vous le cookie. Il redevient un simple cookie. Mission accomplie.
5. Non, « sain » ne veut pas dire « tristounet »
On me voit souvent avec des légumes plein le panier, et je vous rassure : je ne vis pas de trois feuilles de laitue et d’une larme de citron. Curry crémeux, pain chaud, desserts qui font « mmmh » : la bonne cuisine et la bonne santé sont copines depuis longtemps.

6. Ignorez les « What I eat in a day »
« Pour mon petit-déjeuner : trois myrtilles méditatives et un verre d’eau alcaline infusée au lever du soleil. »
Bravo. Moi, j’ai mangé une tartine. Deux, même. Et je vais très bien, merci.
7. Parlez-vous comme à votre meilleur·e ami·e
Si votre copine vous disait « j’ai mangé une part de tarte », vous ne lui répondriez pas « t’es vraiment nulle, t’as aucune volonté ». Vous lui diriez « elle était à quoi ? ».
Alors faites pareil avec vous. Et demandez-vous surtout si elle était bonne.
Conclusion
Se faire plaisir n’est pas une faute. C’est même un peu le but de manger. Le reste, c’est juste du bruit (et du marketing).
Alors ce soir, prenez un carré de chocolat. Asseyez-vous. Savourez-le.
Et si vous en prenez un deuxième… je ne dirai rien.
Et si la culpabilité autour de la nourriture vous pèse vraiment au quotidien, en parler à un médecin ou à un·e diététicien·ne peut faire beaucoup de bien.
💬 Racontez-moi votre pire négociation avec une tablette de chocolat en commentaire. Je promets de ne pas juger. Enfin, un tout petit peu.

📌 Épinglez cet article pour vos prochaines soirées « juste un carré ».
À très vite,
Christelle
