Manger bio peut être nocif-la vérité sur les produits biologiques et le Greenwashing

J’ai augmenté mes exigences sur la qualité  des fruits et légumes que je consomme depuis quelques années. A la maison nous mangeons que du bio et personnellement, je me sens tellement mieux.

Comment manger bio peut-il être nocif?

En principe, Les fruits et légumes produits bio sont cultivés dans un environnement absent de produits chimiques synthétiques, de pesticides, de machines inutiles, d’engrais chimique,malheureusement, ce n’est pas totalement vrai…

 Vous n’avez pas besoin d’être un scientifique ou un nutritionniste pour savoir manger quelque chose qui n’est pas pulvérisé de  produits chimiques et qui pousse dans un environnement naturel est plus sain que de manger un fruit  ou de légumes cultivés pour de grands groupes de distribution .

 Je sais que les conversations sur ce sujet peuvent s’enflammer très vite et chauffer les esprits et certains débats sur le sujet tourne autour de deux principes : il vaut mieux avoir une consommation biologique ou de manger des aliments moins chers qui sont cultivés industriellement. Mais sincèrement pensez vous que le bio et moins chers sont antinomiques ?

Je n’écris pas cet article pour décrire les avantages et les inconvénients de chaque mode de production des fruits et légumes. J’aimerai vous partager cette analyse: « vous êtes ce que vous mangez. Et Personnellement, je ne veux pas manger des légumes bio pulvérisés par une tempête de produits chimique, de pesticides et d’engrais, même s’ils considérés par le gouvernement comme « sûrs ».

orange-fruit-3209697_960_720

 » pourquoi je parle de poubelles déversés sur mes légumes bio bien-aimés? « 

 

L’appellation  « produits biologiques » est devenue une marque commercialisée. Pour être un vrai produit bio, il faudrait que les fruits et les légumes soient , essentiellement issues de semences ou de plantes cultivées sans l’utilisation de produits chimiques, les pesticides et engrais. Saviez-vous que les agriculteurs biologiques mettent aussi l’accent sur la rentabilité de leur production ? 

Mais que faire si demain on vous révèle que la majorité des produits cultivés biologiquement ne sont pas complètement  absents de tous les produits utilisés par les agriculteurs « industriels »? 

La vérité est qu’il y a beaucoup  d’argent à gagner dans la vente de produits biologiques et les pouvoirs économiques le savent. On pourrait penser, en théorie, que sans tous les produits chimiques supplémentaires et les étapes de production de l’agriculture industrielle, le prix d’un produit bio serait moins cher à cultiver car c’est un produit moins transformé.  Et ben non! la réalité est que dans la plupart des cas, toutes les techniques agricoles industrielles aussi sont utilisées sur les produits biologiques.

« Avant d’entrer dans les détails, je tiens à souligner que je n’essaie en aucune façon de faire une démonstration pour que vous cessiez  de manger des produits biologiques ».

L’idée de cultiver de la nourriture en l’absence de produits chimiques fabriqués par l’homme ou de tout produit chimique est essentielle pour la santé publique. J’en suis convaincue et pourtant je ne suis pas une scientifique. Si vous avez fait le choix de manger que des produits bio, c’est très bien, mais vous devez avoir des informations très claires en la matière.

Et les produits chimiques dans tout cela? 

La majorité des produits issus de l’agriculture biologique et particulièrement les choses que vous voyez dans la plupart des chaînes de distribution  sont probablement cultivés avec des pesticides.

Pourquoi ?

Parce que la plupart des lois des états permettent aux agriculteurs de pulvériser toute une gamme de produits chimiques, des poudres et des granules sur leurs cultures dites bio.  Certes les pesticides peuvent être utilisés dans la culture des fruits et des légumes bio, et c’est souvent le cas. Mais ils doivent être dérivés que de sources naturelles, non fabriquées synthétiquement. 

 

« Dire que c’est un pesticide «naturel» ne signifie pas  qu’il est meilleur ou même bon pour vous. Ce serait  vous mentir » 

Prenons l’exemple de la laitue : 

Dans une production industrielle, pendant le cycle de croissance complet de cette plante, une très petite quantité d’un pesticide très bien testé (produit testé sur 50 ans) sera utilisé une fois, peut-être deux fois pour assurer une culture saine. Mais pour une production biologique, l’agriculteur pourraient utiliser cinq à dix fois plus d’un pesticide naturel comme du roténone-pyréthrine ou du spinosad. Les tests effectués par de grands organismes ont montré que dans certains cas que les pesticides sont 10 fois plus répandus sur la laitue biologique que sur les produits cultivés industriellement.

« Il y a aussi une réflexion à faire entre l’agriculture et la protection de notre environnement ». 

Depuis des années Greenpeace démontre les répercussions de nos actions sur la nature, à présent nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser des questions sur les modes de production des états. On pourrait penser qu’utiliser moins de produits chimiques, et plus de produits biologiques est meilleur pour l’environnement.

Mais si les agriculteurs de produits  biologiques pulvérisent beaucoup plus de ces produits chimiques dit « naturels » que les agriculteurs industriels , est-ce vraiment mieux? 

Ce pesticide naturel mentionné ci-dessus, roténone-pyréthrine, est extrêmement toxique pour la vie aquatique et les poissons. Alors dites moi ce qui est le qui est le mieux?  Comme je l’ai dit plus tôt, je ne m’efforce pas d’assembler un regroupement de mots pour vous dissuader de continuer sur votre quête d’un style de vie plus propre. J’essaie de vous ouvrir les yeux sur ce qui se passe actuellement et, en retour, que vous serez habilité à exiger mieux.

Je ne blâme pas les agriculteurs, je suis moi même petite-fille d’agriculteurs , je ne blâme pas les associations qui réglementent les aliments biologiques et je blâme notre gouvernement qui répond aujourd’hui à une exigence européenne qui nous étrangle.

La réalité est que nous sommes dans une société capitaliste à certains égards, c’est ce qui rend ce pays si grand mais aussi terriblement fragile.  Si nous ne prenons pas le temps de s’informer sur ce qui nous est imposé, l’économie et l’argent peuvent parfois « tirer la laine » si rapidement sous nos yeux que nous pourrions penser que nous sommes dans une ferme de moutons. 

« l’argent et l’économie passera toujours devant l’intérêt général ». 

Paradoxalement, je ne doute pas que si un agriculteur pouvait faire la même somme d’argent à partir d’une pomme cultivée sans rien dans le style vrai di  bio d’origine, ils le ferait.

OK, vous venez de boire un Smoothie myrtille banane- graines de chia pour le déjeuner et après la lecture de ces quelques paragraphes vous ne vous sentez  pas bien du tout, et vous vous demandez comment nous pouvons lutter contre désastre ?smoothie-3193660_960_720

La réponse est très facile, il nous faut ouvrir la bouche et poser des questions. Nous pouvons demander à notre épicier d’où proviennent les produits biologiques que nous achetons et qui est le cultivateur. Je peux presque garantir que n’importe quel article de produit dit « bio » que nous achetons est parfaitement emballé dans un dans du plastique ou un  sac en plastique car c’est plus économique en terme de production. Encore une fois, je ne suis pas une économiste mais dans l’optique d’obtenir plus de  rentabilité, je suppose que pour un cultivateur, il serait  judicieux utiliser des pesticides organiques, juste pour assurer un chiffre d’affaire régulier. 

Alors que faire ?

Une solution est de privilégier  l’achat local. Le peuplement agricole local et les mouvements des fermiers se développent dans toutes les régions et même à proximité des grandes villes. En plus de garder notre argent durement gagné, nous pourrions développer notre économie locale et aider nos fermiers et probablement nous garantir de faire du bien à notre  santé.

 cauliflower-3200938_960_720

« Nous devons prendre les choses en main »

 

Vous voulez aller encore plus loin? Trouvez un terrain dans votre quartier qui n’est pas utilisé et demandez au propriétaire ou au maire si vous pouvez l’utiliser pour un jardin communautaire, les possibilités sont vraiment infinies.

Cultiver sa nourriture est une façon incroyable de se relier aux subsistances qui nous maintiennent en vie. J’espère que ces quelques lignes vous inspireront, vous parleront et vous feront réagir sur l’état actuel de l’agriculture biologique et des cultures.

Si vous ne faites pas courses exclusivement en magasin bio et vous que ne voulez plus vous faire avoir par le greenwashing et les faux labels qui ne veulent rien dire ? Voici une  une sélection des labels bio les plus répandus pour t’aider dans votre choix, pour que vous puissiez continuer à vous faire du bien sans vous faire de mal !

LOGO Garanties principales
logoeuropeenpantoneab.jpg Label officiel français du bio (à gauche) répondant au cahier des charges européen de l »agriculture biologique et label européen (à droite). Interdiction des pesticides et des engrais chimiques de synthèse. Mixité des productions bio et non bio acceptée sous certaines conditions. Les produits transformés contiennent au moins 95 % d’ingrédients bio. Tolérance d’une contamination par les OGM à hauteur de 0,9 % des produits transformés. www.agencebio.org
label biocoherence Bio Cohérence est une garantie privé (certifiée par un tiers indépendant) créée suite au nouveau règlement européen jugé trop laxiste. Bio Cohérence ne labellise que des produits déjà estampillés AB, mais avec des critères supplémentaires. La mixité des productions bio et non bio est interdite. Le seuil minimum de contamination par les OGM est limité à 0,1 %. Et l’alimentation des herbivores doit être produite à 80 % sur l’exploitation. www.biocoherence.fr
Demeter_France_agriculture_bio-dynamique Demeter est une garantie privée pour les produits issus d’exploitations certifiées AB et utilisant les principes de l’agriculture biodynamique. La certification va plus loin que le label AB. Mixité et traces d’OGM sont interdites. Les produits composés doivent comporter au moins 90 % d’ingrédients certifiés Demeter. L’alimentation des animaux doit se faire à 2/3 avec des produits certifiés Demeter et 80% des aliments doivent être produits sur la ferme. www.demeter.fr
nature et progrès Nature et Progrès est une marque privée attribuée à des produits 100 % d’origine Nature et Progrès ou bio. Elle ne demande pas la certification AB à ses producteurs , mais repose sur un Système participatif de garantie, animée par des producteurs et des consommateurs. Nature et Progrès interdit la mixité, les traces d’OGM et l’huile de palme dans ses produits (même bio). L’alimentation des herbivores et des porcs doit être produite pour moitié sur la ferme. www.natureetprogres.org
ensemble solidaire producteurs consommateur Garantie privée créée par Biocoop. Elle assure des partenariats durables entre groupements de producteurs, transformateurs et distributeurs. Produits 100% bio. Pas de cultures sous serres chauffées pour les fruits et légumes. Elevage sur des exploitations de taille limitée et préférence aux races locales. Animaux nourris avec 100 % d’aliments bio, produits en majorité sur l’exploitation. www.ensemble-solidaires.fr
Max-Havelaar.jpg Le label Fairtrade/Max Havelaar est un label privé créé par l’association Max Havelaar certifiant majoritairement les petits producteurs. Attention, il doit côtoyer le label « AB » sur l’emballage pour garantir la double certification. Car qui dit « équitable », ne veut pas forcément dire « bio ». A lui seul, le label Max Havelaar garantit tout de même que les producteurs sont engagés à prendre soin de leurs ressources naturelles et qu’ils n’utilisent ni pesticides dangereux ni OGM. www.maxhavelaarfrance.org
bio-equitable Les produits « Bio partenaire » sont issus du commerce équitable et sont certifiés bio. Le logo est apposé sur des produits du commerce équitable « Nord-Sud » traditionnel. Mais aussi sur des produits du commerce solidaire en France. Les structures engagées dans le label doivent établir des contrats garantissant aux producteurs les prix et les quantités achetées sur une durée minimale de 3 ans. Le label est uniquement présent en magasins bio spécialisés. www.biopartenaire.com

Pour aller plus loin :

Reportage France 3 :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/les-pommes-francaises-sont-bien-empoisonnees-aux-pesticides-la-justice-donne-raison-greenpeace-849439.html

Signez la pétition :

https://petition.santenatureinnovation.com/dicamba-herbicide-apocalypse/script/

Conseils de lecture :

9782283031452

Christelle pour @mangez.cochons

Abonnez-vous au blog pour recevoir les prochains articles

Likez et partagez, commentez

Blog : Mangez.Cochons
Facebook : Mangez.Cochons
Youtube : Mangez.Cochons
Google+ : Mangez.Cochons
Pictaram : Mangez.Cochons
Twitter : Mangez.Cochons
Pinterest.com : Mangez.Cochons
Instagram : Mangez.Cochons
Tipeee : Mangez.Cochons

10 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. roijoyeux dit :

    le mieux est d’avoir un jardin potager et produire ses fruits légumes soi même … mais il faut des sous pour acheter maison avec jardin

    Aimé par 2 personnes

    1. mangezcochons dit :

      Tout à fait d’accord 👍mais un retour au jardins ouvriers serait pas mal non plus

      Aimé par 1 personne

  2. Merci pour cet article qui permet de voir plus clair dans cette jungle où on n’a l’impression de n’être qu’un porte monnaie.

    J'aime

  3. Pas mal cet article! Pour ma part je consomme en local, par le biais d’une asso ayant son propre potager, ses poules et quelques vaches. Mon épicier fait le tour des mamies du coin également, et d’ailleurs lorsque nous avons discuté pour monter son site internet, je lui ai montré les tarifs des biocoop et autres, il ne comprenait pas comment lui, en se prenant pourtant une bonne marge, était 50 à 70% moins chère, ça l’a un peu dégoûté de ce business du bio.

    Pour l’histoire des potagers, je suis locataire en ville, avec une cours commune, et nous nous organisons malgré tout pour produire quelques jardinières de fruits et légumes, histoire d’avoir un complément. Bref, c’est toujours possible de faire un petit quelque chose pour améliorer sa pitance. Je précise également que ma plateforme locavore est souvent en pénurie de pleins de produits, ce qui quelque part me rassure 🙂

    Aimé par 1 personne

  4. Hello ! merci pour cet article intéressant, en effet on nous prend vraiment pour des pigeons ! c’est clair que face à la concurrence des grandes surfaces les petits producteurs ont du mal à faire valoir leurs produits. Mais nous sommes aussi en cause car si on ne mangeait que des légumes ou fruits de saison, il y aurait moins d’abus et de perte pour tout le monde ! Bienvenue dans notre monde de grande consommation :(( j’adorais manger des légumes bio du jardin de mon papa, c’était tellement meilleur ! des bisous

    Aimé par 1 personne

  5. gaelleH. dit :

    Coucou super article !!!! Bonne fin de journée

    Aimé par 1 personne

  6. classikhol dit :

    C’est un sujet délicat car il y a bio et bio en effet! J’ai travaillé pendant des années en magasin bio je connais bien le sujet. Le mieux étant de privilégier la production locale ca c’est une évidence! Affaire à suivre!

    Aimé par 1 personne

  7. J’aime beaucoup cet article rempli de vérité.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s